Un EHPAD internalise les soins et l’hébergement. Tout ce qui relève du confort, de l’apparence et de la vie sociale est très majoritairement externalisé, faute de temps et de qualifications en interne. C’est là que se situe l’espace pour un prestataire.
Pourquoi les établissements externalisent
Trois raisons reviennent systématiquement.
Les qualifications. Un salarié ne peut pas exercer la coiffure sans les diplômes requis. L’établissement n’a ni la vocation ni la structure pour employer ces métiers.
Le temps. Les équipes soignantes sont dimensionnées pour les soins. Le coiffage, les soins des mains, les activités de bien-être sortent de leur périmètre et de leur planning.
Le financement. Ces prestations sont le plus souvent à la charge du résident ou de sa famille, en dehors du forfait d’hébergement. Les faire porter par un prestataire externe simplifie la facturation.
Les services les plus recherchés
La coiffure
C’est la prestation la plus demandée, parce qu’elle est régulière : un shampooing et une mise en plis reviennent toutes les quatre à six semaines. Elle est aussi la plus visible pour les familles, ce qui en fait un sujet de réclamation quand elle manque.
Les soins d’esthétique
Soins du visage, des mains, maquillage léger. La demande progresse à mesure que les établissements structurent leur projet de vie sociale, et le lien avec le bien-être est de mieux en mieux documenté. Voir la socio-coiffure et la socio-esthétique.
Les soins des pieds
Prestation à forte utilité, avec une frontière nette à respecter : le pédicure-podologue exerce une profession de santé réglementée, distincte des soins de confort. La confusion doit être évitée dans la communication comme dans la pratique.
Les activités adaptées
Activité physique adaptée, ateliers mémoire, médiation animale, musique. Elles relèvent du projet d’animation et sont souvent financées par l’établissement lui-même, ce qui change le modèle économique : le client est la structure, pas le résident.
Ce qui distingue un prestataire retenu d’un prestataire écarté
- La régularité. Un jour fixe tenu dans la durée vaut mieux qu’une disponibilité théorique plus large.
- La continuité. Une solution de remplacement en cas d’absence est un critère souvent décisif.
- La conformité. Protocoles d’hygiène, assurance, qualifications à jour. Voir les obligations réglementaires en établissement.
- La lisibilité tarifaire. Les familles doivent comprendre ce qu’elles paient sans avoir à demander.
- L’intégration à l’équipe. Le prestataire qui communique avec les soignants et l’animation reste ; celui qui travaille en vase clos est vite oublié.
Un besoin qui va s’accentuer
Avec 573 100 résidents en EHPAD (DREES, enquête EHPA 2023) et un besoin estimé à 150 000 à 200 000 emplois supplémentaires pour le soutien à l’autonomie d’ici 2050 (DREES), la tension sur les ressources internes ne va pas se relâcher. L’externalisation des prestations de confort suit la même trajectoire.
Voir aussi le référencement des prestataires en EHPAD et notre guide pour entreprendre dans la silver économie.
Questions fréquentes
Quels services les EHPAD externalisent-ils le plus ?
La coiffure en premier lieu, puis les soins d’esthétique, les soins des pieds et les activités adaptées. Tout ce qui relève du confort et de la vie sociale plutôt que du soin.
Qui paie ces prestations ?
Le plus souvent le résident ou sa famille, en dehors du forfait d’hébergement. Les activités d’animation sont plus fréquemment financées par l’établissement.
Un établissement peut-il employer directement un coiffeur ?
C’est possible mais rare : les qualifications requises et l’organisation du temps de travail rendent l’externalisation plus simple pour la plupart des structures.
Faut-il proposer plusieurs services à la fois ?
Coiffure et soins d’esthétique se combinent bien : même public, même passage, panier moyen plus élevé. En revanche, les soins de santé réglementés relèvent d’autres professionnels.
Vous voulez savoir comment Silver Beauté organise ces prestations en établissement ?
