Les prestations de bien-être ne sont plus réservées aux EHPAD. Elles s’installent progressivement dans les établissements de santé, portées par la notion de soins de support et par les séjours longs.
Où elles se développent
Les unités de soins de longue durée
Les USLD accueillent des patients au long cours dont l’état requiert une surveillance médicale constante. La durée de séjour y rapproche les besoins de ceux d’un EHPAD : les soins d’apparence y trouvent naturellement leur place.
Les soins médicaux et de réadaptation
Les établissements de SMR accompagnent une phase de récupération, souvent de plusieurs semaines. Le soin d’apparence y accompagne un processus : reprendre soin de soi fait partie de la reprise d’autonomie.
Les soins de support en cancérologie
C’est le domaine où la démarche est la plus structurée. Les soins de support accompagnent le traitement, et la socio-esthétique y est reconnue comme une composante de l’accompagnement, notamment autour des effets visibles des traitements.
Ce qui change par rapport à un EHPAD
- Le rythme. Les séjours sont plus courts et la population se renouvelle vite. La récurrence par patient est plus faible qu’en hébergement permanent.
- Les contraintes sanitaires. Elles sont plus strictes : circuits, tenues, protocoles de désinfection, restrictions d’accès à certains services.
- Le financement. Il passe plus souvent par l’établissement, une association de patients ou un fonds dédié, plutôt que directement par le patient.
- Les interlocuteurs. Cadres de santé, direction des soins, associations d’usagers, parfois la commission des usagers.
La compétence attendue
Intervenir auprès d’un patient hospitalisé suppose d’avoir intégré des repères précis : reconnaître ce qui relève du soignant, ne jamais interférer avec un dispositif médical, adapter le geste à un état de fatigue, savoir écouter sans se substituer à un professionnel de santé.
C’est exactement l’objet de la socio-esthétique et de la socio-coiffure, qui ajoutent au métier technique une formation à l’intervention en contexte de soin. Voir la socio-coiffure et la socio-esthétique.
Comment aborder ces établissements
La démarche est proche de celle d’un EHPAD, avec un cycle plus long et davantage d’interlocuteurs. Le dossier attendu est le même : qualifications, assurance, protocole d’hygiène, modalités pratiques, grille tarifaire.
Un prestataire déjà installé dans des EHPAD du secteur aborde ces établissements avec un historique vérifiable, ce qui raccourcit sensiblement la discussion. Voir le référencement des prestataires en EHPAD.
Questions fréquentes
Peut-on exercer la coiffure à l’hôpital ?
Oui, dans le cadre d’une convention avec l’établissement, en respectant ses protocoles d’hygiène et les règles d’accès aux services. Les unités de long séjour et de réadaptation sont les plus concernées.
Qu’est-ce qu’un soin de support ?
C’est un accompagnement qui complète le traitement d’une maladie : douleur, nutrition, soutien psychologique, activité adaptée, socio-esthétique. Il ne remplace pas le traitement.
Qui finance ces prestations à l’hôpital ?
Selon les cas, l’établissement, une association de patients, un fonds dédié ou le patient lui-même. Le montage diffère de celui d’un EHPAD.
Faut-il une formation spécifique ?
Une qualification en socio-esthétique ou socio-coiffure est très généralement attendue, car elle atteste d’une formation à l’intervention en contexte de soin.
Vous voulez savoir comment Silver Beauté intervient en établissement de santé ?
