Dans la plupart des secteurs, la question est de trouver des clients. Dans la silver économie, c’est de trouver des professionnels. La DREES chiffre le besoin à 150 000 à 200 000 emplois supplémentaires pour le soutien à l’autonomie d’ici 2050. Voici où se situent ces besoins.
Les métiers déjà en tension
L’aide à domicile
Premier métier du secteur en volume, et celui dont les difficultés de recrutement sont les plus documentées : temps partiels subis, déplacements non valorisés, pénibilité. La loi Bien Vieillir a introduit des mesures d’attractivité, notamment une carte professionnelle et une aide à la mobilité. Voir la loi Bien Vieillir.
Aide-soignant et infirmier en établissement
Le cœur du fonctionnement d’un EHPAD, et le poste où les vacances pèsent le plus directement sur la qualité de l’accompagnement. Avec 573 100 résidents en EHPAD (DREES, enquête EHPA 2023), le besoin est permanent.
Les fonctions d’encadrement
Cadres de santé, directeurs d’établissement, responsables de secteur. Métiers moins visibles mais tout aussi contraints, et qui déterminent la capacité d’une structure à tenir son organisation.
Les métiers de la relation et du confort
Ce sont les métiers qui se développent le plus visiblement autour du soin, sans en faire partie.
- Socio-coiffure et socio-esthétique : un métier technique doublé d’une formation à l’intervention auprès de personnes fragilisées. Voir la socio-coiffure et la socio-esthétique.
- Enseignant en activité physique adaptée : prévention des chutes, maintien de l’autonomie.
- Animateur en gérontologie : vie sociale, ateliers, lien avec les familles.
- Psychomotricien, ergothérapeute : adaptation des gestes et de l’environnement.
Les métiers en émergence
- Coordonnateur de parcours : articuler médecin, services d’aide, établissement, caisses et famille. Besoin réel, modèle économique encore instable.
- Référent habitat et adaptation du logement : diagnostiquer et organiser les travaux nécessaires au maintien à domicile.
- Accompagnant au numérique : rendre utilisables des outils qui ne le sont pas spontanément.
Pourquoi ces métiers ne s’automatisent pas
Ils reposent sur trois éléments qu’aucun outil ne remplace : la présence physique, le geste technique adapté à une personne, et la relation. C’est une caractéristique structurelle du travail lui-même, pas une résistance au changement. Voir les métiers qui résistent à l’automatisation.
Ce que cela ouvre pour un entrepreneur
Dans un secteur où la ressource rare est le professionnel, l’avantage va à qui sait recruter, former et garder. Cela signifie des conditions de travail tenables, une organisation lisible, et un métier dans lequel les gens se reconnaissent.
Voir aussi devenir coiffeur en EHPAD et notre guide pour entreprendre dans la silver économie.
Questions fréquentes
Quels métiers manquent le plus dans la silver économie ?
L’aide à domicile et les métiers du soin en établissement en premier lieu, avec un besoin estimé par la DREES à 150 000 à 200 000 emplois supplémentaires d’ici 2050.
Faut-il un diplôme pour travailler auprès des seniors ?
Cela dépend du métier. Les activités de soin et les métiers réglementés comme la coiffure supposent leur diplôme propre ; d’autres fonctions sont accessibles par la formation continue.
Ces métiers peuvent-ils être automatisés ?
Non pour ceux qui reposent sur la présence, le geste et la relation. Les outils numériques interviennent plutôt sur la coordination et la sécurité.
Quels métiers émergent dans le secteur ?
La coordination de parcours, le conseil en adaptation du logement et l’accompagnement au numérique, avec des modèles économiques encore en construction.
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