Une idée ne vaut rien sans son modèle. Pour chacune des quinze activités ci-dessous, trois informations comptent davantage que le concept lui-même : qui paie, à quelle fréquence le besoin revient, et quelle est la difficulté principale.
Services de proximité et de bien-être
1. Coiffure en établissement. Payée par le résident ou sa famille, besoin toutes les quatre à six semaines, prérequis : obtenir la convention.
2. Esthétique et soins de confort. Même public et même passage que la coiffure, prérequis : faire connaître une prestation moins spontanément demandée.
3. Coiffure et esthétique à domicile. Payée par la personne, difficulté : le temps de trajet entre deux clients, qui ne se facture pas.
4. Soins des pieds de confort. Forte demande, point de vigilance : respecter la frontière avec le pédicure-podologue, profession de santé réglementée.
Aide et accompagnement
5. Aide à domicile. Financement mixte avec l’allocation personnalisée d’autonomie, difficulté : le recrutement, de loin.
6. Garde de nuit et présence de nuit. Besoin peu couvert, difficulté : trouver des intervenants sur ces horaires.
7. Accompagnement aux rendez-vous. Payé par la personne ou la famille, difficulté : la réglementation du transport de personnes.
8. Aide administrative et coordination de parcours. Besoin réel, difficulté : faire percevoir la valeur d’un service immatériel.
Vie quotidienne
9. Portage de repas. Récurrence quotidienne, difficulté : logistique et contraintes sanitaires.
10. Entretien du logement et petit bricolage. Récurrence moyenne, difficulté : la saisonnalité et l’étalement géographique.
11. Jardinage et entretien extérieur. Forte saisonnalité, à combiner avec une autre activité.
Habitat et équipement
12. Adaptation du logement. Panier élevé mais achat unique, difficulté : chaque chantier suppose un nouveau client.
13. Téléassistance. Abonnement mensuel, difficulté : marché concurrentiel avec des acteurs installés et un coût d’acquisition élevé.
Vie sociale et prévention
14. Activité physique adaptée. Client souvent l’établissement, difficulté : dépendance aux budgets d’animation.
15. Ateliers mémoire, médiation, animation. Même logique, avec des contrats plus gros et moins nombreux.
Comment trancher entre ces idées
Trois questions suffisent à éliminer la plupart des options.
Le besoin revient-il tout seul ? Si chaque euro de chiffre d’affaires suppose un nouveau client, l’effort commercial ne s’arrête jamais.
Un client donne-t-il accès à plusieurs bénéficiaires ? Une convention avec un établissement ouvre des dizaines de personnes. La France compte 7 400 EHPAD et 573 100 résidents (DREES, enquête EHPA 2023). Voir le nombre d’EHPAD en France.
Faut-il un local ? Le bail est l’engagement le plus long et le moins réversible d’un démarrage. Voir les concepts sans local.
Questions fréquentes
Quelle activité demande le moins d’investissement ?
Les services itinérants, qui suppriment bail, travaux et loyer. L’investissement porte principalement alors sur la trésorerie de démarrage.
Quelle activité offre la meilleure récurrence ?
Celles dont le besoin revient à intervalle court et prévisible : portage de repas, aide à domicile, coiffure et soins de confort.
Vaut-il mieux viser les particuliers ou les établissements ?
Une convention avec un établissement demande un cycle de décision plus long mais donne ensuite accès à de nombreux bénéficiaires sans prospection unitaire.
Faut-il un diplôme pour ces activités ?
Cela dépend : la coiffure et l’esthétique sont réglementées, les soins relèvent de professions de santé, d’autres activités sont accessibles sans diplôme spécifique.Un franchisé n’aura pas besoin de diplôme pour exercer son activité à partir du moment où le geste technique est délégué à des intervenant(e)s diplômées.
Vous voulez examiner un modèle récurrent, sans local et à client groupé ?
